08 août 2006

NON de NOM... Nom de Dieu !!!




Supposé avoir les épaules larges et répandre le bonheur,
Il a le pouvoir d'effacer les péchés des Hommes,
Notre Père... VOTRE Père, celui que vous nommez :
"Le Tout-Puissant" ou encore "Le Créateur".

A t-il les épaules assez larges pour supporter le massacre et le feu
De tous ses débiles sujets qui s'entre-tuent et mêlent à leur sang,
Et leur désastreuse foi le sang de leurs propres enfants.
Non de nom... Non de nom de Dieu.

Quand les religions riment avec nauséabond
Je leurs préfère : "abnégation".

29 juillet 2006

A la fin il ne restera...




Il aimait le vieux rhum et la cigarette au bord des lèvres
... odeur de voyages d'antan disait-il.
Il aimait la chanson française et la poésie
... quand elle était écrite avec les ongles dans la pierre prétendait-il.
Il aimait les bistrots de quartiers et les ruelles grises
... quand ils n'étaient pas fréquentés par des costards cravates assurait-il.
Il aimait les femmes et les plaisirs volés.
... quand ils étaient d'inaltérables souvenirs de jeunesse rougissait-il.
Il aimait sa rage et ses peurs
... quand elles étaient rouges et noirs comme ses idées hurlait-il.
Il aimait la vie et la mort
... quand elles n'étaient pas guidés par des hommes en blancs soupirait-il.

Il avait les yeux ronds surmontés de grands et denses sourcils blanc.

Une bouche qui déversait bien des jurons et si avare de compliments.
Un front creusé comme un champs labouré.
Il avait boulonné sur la tête un beret à carreau gris, marron et vert.
Son corps encore robuste témoignait que son labeur fut sans limite d'âge.
Des jambes qui ne tremblaient jamais mais qui parfois réclamaient son bon vieux tabouret.
C'était vers la fin.

Il a connu bien des combats.
Parfois il s'est retrouvé sur le pavé avec dans la bouche ce goût du sang qu'il finnissait par apprécier.
Parfois il semblait indestructible pas un coup ne le faisait tanguer, il avait la force des anciens tombés avant lui.

Il n'est plus...
Ni au paradis ni en enfer...
Juste plus là physiquement...
Là dans les souvenirs de ses camarades...
Là aussi dans chaque coin de rue où il s'est allongé sous les coups...
Dans chaque quartier où il est venu répandre les raisons de son combat permanent.

Mort comme tant d'autres hommes avant lui mais vivant car il a fait de ses convictions un combat.


Adieu Camarade !!!

28 juillet 2006

Retour en pleine face... ou le retour de flammes





Après avoir noyés ses soucis dans la bière, s'être empiffré de pizzas et saturé de C...*
Le Français et sa horde de journaleux revient doucement à la vie normale toute l'actualité aussi effroyable soit-elle (pour changer me direz-vous... et toujours les mêmes évidemment) qui avait été jusque là reléguée en second plan pour ne laisser place qu'à la ferveur populaire d'un peuple encourageant des millionnaires jouant à la baballe resurgit tristement.

L'Afrique meurt en silence.

Le Moyen-Orient meurt bruyamment.

Les civils en Afrique, en Europe, en Asie et en Amérique n'en finnissent pas de payer pour les erreurs de leurs politiciens qui entretiennent la haine pour voler leur part du gâteau.

Chez nous des enfants sont toujours sur la sellette quoi que nos "menteurs" en disent.
L'atmosphère au travail est toujours aussi pénible et si mal payé.
On triche avec les chiffres du chômage pour redorer le blason de nos futurs présidentiables.
Après le froid, la chaleur tue.

Le Français, l'Italien, l'Africain... bref l'être humain où qu'il soit se reprend la réalité de sa planète et sa minable condition en pleine face et ce n'est pas beau à voir après un court moment d'euphorie...

Et moi pendant ce temps là, je m'étais eclipsé car trop d'euphorie autour d'une inutilité collective me file la gerbe...

Si la famine, l'exploitation, les génocides, la destruction de la planète par une minorité libérale pouvait rassembler autant les peuples... nos enfants seraient fier de nous.

... et pour en revenir, le dégoût me rend parfois vulgaire (c'est un défaut comme un autre...).


Je reviens après l'extinction des feux et je souffle sur les braises pour qu'elles reprennent...



*Boisson gazeuse que même écrire me fait mal tant elle dégouline d'immoralité.

14 juin 2006

Vérité Lyrique



Si le rouge et le noir sont désormais passés,

Si le poing au ciel n’est plus signe d’utopie,

C’est que les pianos n’ont plus de mélodies,

C’est que la vie a depuis longtemps trépassée.


Ne reste que des bribes d’histoire, menhir,

Terrés dans des cœurs enveloppés d’un drapeau

Noir comme les trottoirs au sortir du bistrot.

Le pianiste ivre sent son inspiration mourir.


Regagner son lit, s’enfermer, rêveur,

Derrière les barricades, hurler les slogans.

Boire sans remord, à coup de scrutin, le sang,

De nos aînés, tombés pour un monde meilleur.


La musique, comme le vin, n’a plus de goût,

La vie, comme le rêve, est impalpable,

Le monde à cette idée du fatalisme,

Qui ne m’inspire que révolte et dégoût.

09 juin 2006

Le foot... le nouvel opium du peuple.




























Stand by mondial.

La planète peut exploser le temps d'une coupe du monde les pires atrocités peuvent bien s'amplifier le monde entier a les yeux rivés sur quelques millionnaires courant après un ballon.

Face à un homme d'affaire qui tente de mettre un ballon dans les filets d'un de ces adversaires, les guerres, les génocides, la famine, les expulsions ou que sais-je d'autres intolérables actes qui pourrissent l'humanité toute entière ne trouveront pas le moindre écho.

Les pires images révoltantes sont exposées aux yeux de ces mêmes fanatiques du ballon rond toute l'année. Si les injustices commises au nom de tous les peuples engendraient ne serait-ce que la moitié du rassemblement que ce spectacle engendre alors peut-être que ce monde connaîtrait une véritable prise de conscience et que les dirigeants s'y prendraient autrement.

En attendant... gavons nous de bières et après la coupe du monde comptons les morts durant cette même période et nous nous dirons que de toute façon la misère du monde ne mérite pas, elle, un rassemblement des peuples aussi fort que celui accordé à nos richissimes sportifs.

Le football serait-il le nouvel opium du peuple ?
Les organisateurs eux en sont persuadés et vous en injecte à vous rendre accrocs et insensibles à tout le reste.


Allez les "sectionnés des fibres thalamo-frontales" !



06 juin 2006

Quittez la quand même... !!!



"Aimez-la ou quittez-la."

Ils aiment la France mais ils devront la quitter quand même.
Ils coûtent cher et ce sont des étrangers.
Des enfants ! Et Alors !!!

Question de quota et effet d'annonce.
Alors tant pis pour les enfants même scolarisés.
Après tout ce ne sont pas ses enfants à lui.
Et puis sait-il ce qu'est la misère ?
Ce qui l'intéresse c'est le pouvoir et l'argent dans lequel il baigne.
Il lui faut les voix de l'extrême droite (là où est son coeur).


Sarko la honte !

Son père s'est exilé de Hongrie en 1944 fuyant l'armé rouge passe par l'Allemagne et l'Autriche et débarque à Marseille en 1948.
Alors ses parents dans un charter il jouerait aujourd'hui au "mécanicien hongrois" (oui comme il existe le "plombier polonais" il existe le "mécanicien hongrois").



Sauvons ces enfants que "l'amnésique" offre à madame "La Misère" si ce n'est à sa proche cousine "la Faucheuse"...

logo RESF

Montrons notre désaccord !
Signons !

Et battons le pavé... cela fait écho et les enfants entendront notre soutien.

Nous allons voter et puis après...!



En attendant 2007 :

Ils (v) ont voté et puis après...

Dans une france "socialiste"(1),
Je mettrai ces fumiers debout,
A fumer le scrutin de liste,
Jusqu'au mégot de mon dégoût,

Et puis assis sur un chaise,
un ordinateur dans le gosier,
Ils chanteraient la Marseilleise,
Avec des cartes perforées.


Le jour de gloire est arrivé...

"Ils Ont Voté" - Léo Ferré


(1) Certainement pas le socialisme de Ségolène Royal qui confond socialisme et militarisme.

05 juin 2006

Béton Armé



Pensaient-ils vraiment que les murs si haut,
Enfermeraient nos cris et nos douleurs,
Que la hauteur ferait s'estomper l'echo,
Ils n'ont fait que cimenter les coeurs.

Uniformisons ! Une cage reste une cage,
Même dorée, même proche du ciel.
Apprenons ! Des tours sombres, la rage,
Dans leur conscience l'odeur de nos ruelles.

Les rues se sont illuminées, feux d'artifices,
Les mêmes paieront, les mêmes auront peur,
Laissons ! Ils ne passeront pas nos portes protectrices,
Nos gardiens veillent à ce que la terreur côtoie l'horreur.

A l'aube comme à l'aurore, formons les rangs,
Les grondements vibrent sous les pavés enfumés,
L'oppression n'efface pas les tâches de sang,
Ils ont oublié qu'ils nous avaient façonnés de béton armé.

"Ils ont un drapeau noir en berne sur l'espoir..." Léo Ferré