05 juin 2006

Béton Armé



Pensaient-ils vraiment que les murs si haut,
Enfermeraient nos cris et nos douleurs,
Que la hauteur ferait s'estomper l'echo,
Ils n'ont fait que cimenter les coeurs.

Uniformisons ! Une cage reste une cage,
Même dorée, même proche du ciel.
Apprenons ! Des tours sombres, la rage,
Dans leur conscience l'odeur de nos ruelles.

Les rues se sont illuminées, feux d'artifices,
Les mêmes paieront, les mêmes auront peur,
Laissons ! Ils ne passeront pas nos portes protectrices,
Nos gardiens veillent à ce que la terreur côtoie l'horreur.

A l'aube comme à l'aurore, formons les rangs,
Les grondements vibrent sous les pavés enfumés,
L'oppression n'efface pas les tâches de sang,
Ils ont oublié qu'ils nous avaient façonnés de béton armé.

1 Comments:

Blogger Arto Joe said...

Analyse fulgurante.
C'est fort !

06 juin, 2006  

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