28 juillet 2006

Retour en pleine face... ou le retour de flammes





Après avoir noyés ses soucis dans la bière, s'être empiffré de pizzas et saturé de C...*
Le Français et sa horde de journaleux revient doucement à la vie normale toute l'actualité aussi effroyable soit-elle (pour changer me direz-vous... et toujours les mêmes évidemment) qui avait été jusque là reléguée en second plan pour ne laisser place qu'à la ferveur populaire d'un peuple encourageant des millionnaires jouant à la baballe resurgit tristement.

L'Afrique meurt en silence.

Le Moyen-Orient meurt bruyamment.

Les civils en Afrique, en Europe, en Asie et en Amérique n'en finnissent pas de payer pour les erreurs de leurs politiciens qui entretiennent la haine pour voler leur part du gâteau.

Chez nous des enfants sont toujours sur la sellette quoi que nos "menteurs" en disent.
L'atmosphère au travail est toujours aussi pénible et si mal payé.
On triche avec les chiffres du chômage pour redorer le blason de nos futurs présidentiables.
Après le froid, la chaleur tue.

Le Français, l'Italien, l'Africain... bref l'être humain où qu'il soit se reprend la réalité de sa planète et sa minable condition en pleine face et ce n'est pas beau à voir après un court moment d'euphorie...

Et moi pendant ce temps là, je m'étais eclipsé car trop d'euphorie autour d'une inutilité collective me file la gerbe...

Si la famine, l'exploitation, les génocides, la destruction de la planète par une minorité libérale pouvait rassembler autant les peuples... nos enfants seraient fier de nous.

... et pour en revenir, le dégoût me rend parfois vulgaire (c'est un défaut comme un autre...).


Je reviens après l'extinction des feux et je souffle sur les braises pour qu'elles reprennent...



*Boisson gazeuse que même écrire me fait mal tant elle dégouline d'immoralité.

"Ils ont un drapeau noir en berne sur l'espoir..." Léo Ferré